Une objection a été déposée par l'unité juridique de MLSA contre la décision de détention administrative et d'expulsion de Raphaël Boukandoura, correspondant en Turquie du journal français Libération, qui a été placé en garde à vue le 19 janvier alors qu'il couvrait un communique de presse organisée à Sarıgazi à l'appel du parti DEM.
À la suite de ce recours, le co-directeur de MLSA, Me Veysel Ok, a déclaré que la procédure d’expulsion de Boukandoura devait être légalement suspendue et que, suite au recours, le journaliste devait être immédiatement remis en liberté.
Le soir du 19 janvier, alors qu’il suivait une déclaration à la presse concernant les événements en Syrie, organisée dans le quartier Sarıgazi d’Istanbul à l’appel du parti DEM, le correspondant en Turquie du journal Libération, Raphael Boukandoura, a été interpellé et placé en garde à vue, puis conduit au Centre de rétention d’Arnavutköy en vue de son expulsion, après son audition.
Le département juridique de MLSA avait assisté à l’audition du journaliste français placé en rétention administrative. MLSA a formé un recours contre la décision de placement en rétention administrative de Boukandoura et contre les procédures visant à son expulsion.
Dans son recours, MLSA a indiqué que Boukandoura exerce le journalisme en Turquie depuis plus de dix ans. Soulignant que l’expulsion d’un journaliste ayant rédigé de nombreux articles sur la Turquie constituerait une violation de la liberté de la presse et de la liberté d’expression, le département juridique de MLSA a demandé la levée immédiate de la décision et la libération du journaliste.
Le co-directeur de MLSA, Me Veysel Ok, a pour sa part déclaré que le maintien en rétention de Boukandoura en raison de son activité journalistique est contraire à la loi, que la procédure d’expulsion doit être suspendue à la suite du recours et qu’il doit être immédiatement remis en liberté.

